Editos

Grain de sable

Dans les rouages les plus élaborés, un simple grain de sable suffit parfois à gripper les mécaniques les mieux huilées.

C’est un simple grain de sable, la lecture de l’ordre du jour de la semaine du lundi 8 avril 2013 et la découverte de l’inique et scandaleux traité de cogestion de l’île de Tromelin et des mers environnantes, qui, après moult péripéties, a mis fin in fine trois ans après à la quasi-certaine ratification.

Le grain de sable allié au volontarisme peut, on vient de le voir, faire bouger les lignes et même mieux, empêcher l’inéluctable d’arriver.

Pour moi la France est grande lorsqu’elle est sûre de son droit, lorsqu’elle est fière et reste intransigeante sur ses principes. La souveraineté, même pour « une petite île perdue au milieu de l’océan » ne se brade pas, elle se défend. Cependant lorsqu’un Etat doute à ce point de lui-même, et est si fragile sur la défense de son intégrité, c’est qu’il file, si vous me permettez l’expression, un « mauvais coton ».

« La République est une et indivisible ». Avec le retrait de ce traité, grâce à l’action transpartisane menée avec mes amis Laurent Furst (L.R/Bas Rhin) et Gilbert Le Bris (PS/Finistère) nous avons fait triompher le droit inaliénable du pays, de rester fidèle à l’article premier de la Constitution.

Plus encore, c’est « lou biais », le bon sens paysan qui a triomphé. Cette sagesse populaire qui s’est manifestée par des centaines de messages de soutien et des milliers de signatures à la pétition « Tromelin doit rester française ».

Au fond, d’eux-mêmes, les peuples sont sages et comprennent qu’il y a des limites à ne pas franchir, et le rôle des parlementaires c’est d’être le relais, pour ne pas dire les sentinelles, quand la mécanique, en l’occurrence diplomatico-administrative, s’est enrayée.

J’ai toujours dit que « la France se croit continentale et européenne, alors qu’elle est maritime et mondiale ! » cela, fusse-t-il grâce à un grain de sable, nous ne devrions jamais l’oublier.

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

 

Noël

Fête chrétienne toujours, fête de la famille et des enfants de plus en plus, Noël devrait être un symbole de paix et d’espérance.

Or, le terrible attentat de Berlin comme le drame d’Alep nous ramènent à la triste réalité du moment, à un cadre de violence où, comme l’affirmait fort justement hier dans une tribune le chef d’État-Major des armées, « le monde d’insouciance est derrière nous ».

C’est une longue guerre d’usure à laquelle nous devons nous préparer, elle sera totale ici comme là-bas ; mais comme je l’ai dit ce mercredi sur le plateau de LCI,  « in fine, la démocratie gagnera car là est le vrai sens de l’Histoire ».

Cette irruption du religieux dans la sphère politique par le plus mauvais côté, celui de la radicalité, islamique en l’occurrence, interpelle sur le lien du spirituel au temporel, et vice-versa. Notre modus vivendi, autour de l’original et bien français concept de la laïcité, peut-il y survivre ? Personnellement, je le crois car le vivre ensemble et le respect de chacun, dans nos diversités et croyances individuelles mais aussi dans notre identité collective et historique, chrétienne -nul ne peut le contester-, vont et doivent l’emporter. Il faut réhabiliter la politique, le politique ; et, une fois n’est pas coutume, loin de tout prosélytisme de mauvais aloi, je voudrais dire que j’ai particulièrement apprécié la lecture de l’ouvrage collectif du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France « Dans un monde qui change retrouver le sens du politique » aux éditions Bayard, Cerf et Mame.

De la notion d’intérêt général à notre rapport au temps qui m’est si cher, de la probité et de l’exemplarité des élus  à la nécessité des réformes, d’un contrat social à repenser à la différence culturelle et l’intégration à assumer, d’une juste compréhension de la laïcité à l’accueil et au respect du demandeur d’asile, du dialogue interreligieux au maintien des identités et traditions, de l’éducation à la sécurité, de l’écologie à l’économie… tout ou presque est passé en revue avec des mots simples, forts et justes. Sincèrement, je vous invite à lire ces quelques pages et quand on les analyse en parallèle avec les écrits et propos, tout aussi justes et clairs, de la fédération protestante de France, des clercs intellectuels et des penseurs juifs, bouddhistes ou musulmans, on peut, malgré le contexte et l’actualité, voir un socle de bons motifs … d’espérance !

Bonnes fêtes à tous.

Amitiés.

Philippe FOLLIOT

Un Député pour tous !

2017 sera une année électorale cruciale pour l’avenir de notre pays !

En effet, ce quinquennat, finissant dans la plus grande des confusions, entraîne une colère sourde et une volonté forte de changement. Il nous appartiendra, le moment venu, de manière ferme mais républicaine, de mériter de l’incarner.

Pour ma part, et vous en êtes les témoins, au travers de mon action, je suis resté fidèle à mes engagements de campagne en étant un député pour tous, proche de vous.  La défense de mes convictions, l’engagement dans les dossiers nationaux, le soutien à nos forces armées ou encore l’implication dans les questions marines et ultra-marines sont le cœur du travail parlementaire que j’ai effectué au cours de ces cinq dernières années. Tout cela, je l’ai mené en parallèle d’une défense constante des intérêts du département en général et de la circonscription en particulier sans parler d’une forte implication et présence sur le terrain dans cette relation si personnelle et singulière qu’au fil du temps, nous avons ensemble su créer.

Pour les derniers mois de cette législature, vous pouvez continuer à compter sur mon engagement total à vos côtés… pour rester un député pour tous, proche de vous !

 

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

Harkis

La France a ses zones d’ombre, pire, ses fautes ; et la terrible façon dont elle a traité les rapatriés en général et lâchement laissé tomber certains de ses soldats de l’armée française, communément dénommés Harkis, pendant la guerre d’Algérie ne nous fait pas honneur ! Nous devons regarder avec lucidité cette triste page de notre histoire, tache indélébile sur le pourtant très flatteur bilan du Général DE GAULLE… comme quoi, même les plus grands, ne sont pas infaillibles.

Le Président de la République a bien fait de reconnaître le 25 septembre dernier « les lourdes responsabilités » de la France dans le traitement réservé aux Harkis et à leurs descendants.

Je ne suis pas fanatique de ces repentances mémorielles mais là, en l’occurrence, il fallait absolument faire quelque chose !

Je ne suis pas obsédé par cette question mais cette double injustice dont ils sont victimes, « traitres et trop français » pour les immigrés, « arabes » pour le reste de la population, me hante et me révolte.

Je ne suis pas historien mais le rappel des près de 100 000 morts me fait froid dans le dos.

Je ne suis pas non plus moralisateur mais je constate que les 3ème et 4ème générations accumulent problèmes et handicaps…

Comme je l’ai dit à Monsieur Jean-Marc TODESCHINI, Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants, ce mercredi lors d’une audition dans le cadre du Projet de loi de Finances pour 2017, il est temps d’agir ! En effet, la reconnaissance de la communauté Harki passera par, à la fois, par des engagements pris et par des actions concrètes mises en place l’Etat et le Gouvernement. Elles permettront une meilleure insertion et une plus grande visibilité des jeunes issus de la communauté. Les dispositifs d’aide devront s’inscrire dans une « Loi de réparation ».

Ceux-ci devront concerner la première génération, par une mesure d’indemnisation qui pourrait être financée sur les budgets de la politique de la ville et une participation aux résultats de la Française des Jeux. A l’avenir, il faudra aussi consolider le dispositif existant d’emplois réservés en le rendant plus contraignant, avec la définition d’objectifs chiffrés. Celui-ci devra être supervisé par une cellule rattachée à Matignon et confiée à un haut fonctionnaire. De plus, les différents ministères concernés (Intérieur, Défense, Santé, Education nationale, Justice, Culture ou Agriculture) auront la responsabilité de déterminer les opportunités et de s’appuyer sur le réseau des préfectures pour l’identification des candidats. Ce dispositif d’emplois réservés pourrait être étendu aux entreprises publiques et devra, bien évidemment, prendre en compte la dimension apprentissage et formation.

En outre, l’accueil des jeunes de la 3ème et 4ème génération au sein des grandes écoles et la nomination dans les cabinets ministériels, les administrations centrales et les conseils d’administration des entreprises publiques  de plusieurs enfants de Harkis devront être favorisés afin de les préparer à prendre des responsabilités futures dans la haute fonction publique, les entreprises et les ministères publics.

La loyauté et l’attachement de la communauté Harki à la France et au modèle Républicain est un modèle d’intégration pour tous les jeunes de banlieue et pour tous les nouveaux arrivants. Il me parait temps de réparer cette terrible injustice car chaque fois que la France répare une injustice, elle se … grandit !!

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