Editos

Turbulences

C’est un fort avis de turbulences qui souffle sur cette campagne présidentielle, complètement folle, que nous vivons.

En cas de grand coup de vent, il existe trois postures :

 

–          Aller dans le sens du vent quitte à changer de position, comme nombre de ceux qui, après l’annonce de la probable puis avérée mise en examen de François FILLON, l’ont tout d’abord violemment critiqué avant d’effectuer un virage à 180 degrés, suite à la manifestation du Trocadéro et sa ferme reprise en main… faisant ainsi comme si de rien n’était.

 

–          Aller aux abris en se réfugiant dans un silence aussi lourd de calculs que de sous-entendus…

 

–          Aller au front face au vent dominant pour défendre ses idées et  convictions… par exemple en refusant de voter la motion « chamallow » du bureau exécutif de l’UDI, qui a pour conséquence de gommer le « i » de « indépendant », certes pour obtenir un bon accord d’investitures aux législatives mais cela aussi, au mépris de nombre de nos valeurs centristes.

 

J’ai été loyal envers le vainqueur de la Primaire aussi longtemps que j’ai pu. J’ai défendu ardemment sa présomption d’innocence mais face à un parjure caractérisé doublé d’une certaine dérive droitière, il est un moment où, en cohérence et en fidélité avec ses idées, il faut savoir dire stop.

Je ne sous-estime pas le risque encouru et les conseils d’amis qui me disent « Tu soutiens FILLON et ta réélection aux législatives sera assurée ». A supposer que je sois candidat, ils ont peut-être raison mais ce serait faire fi d’une certaine cohérence, idée de la morale et de l’honnêteté en politique. Pour moi, c’est certain, je ne réintégrerai pas l’équipe de campagne de François FILLON et le samedi 18 mars prochain, nous arrêterons avec mes amis de l’Alliance centriste une position que personnellement je souhaite claire et en adéquation avec nos valeurs tant nationales qu’européennes, d’équilibre, de liberté, d’ouverture et de solidarité.

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

Grain de sable

Dans les rouages les plus élaborés, un simple grain de sable suffit parfois à gripper les mécaniques les mieux huilées.

C’est un simple grain de sable, la lecture de l’ordre du jour de la semaine du lundi 8 avril 2013 et la découverte de l’inique et scandaleux traité de cogestion de l’île de Tromelin et des mers environnantes, qui, après moult péripéties, a mis fin in fine trois ans après à la quasi-certaine ratification.

Le grain de sable allié au volontarisme peut, on vient de le voir, faire bouger les lignes et même mieux, empêcher l’inéluctable d’arriver.

Pour moi la France est grande lorsqu’elle est sûre de son droit, lorsqu’elle est fière et reste intransigeante sur ses principes. La souveraineté, même pour « une petite île perdue au milieu de l’océan » ne se brade pas, elle se défend. Cependant lorsqu’un Etat doute à ce point de lui-même, et est si fragile sur la défense de son intégrité, c’est qu’il file, si vous me permettez l’expression, un « mauvais coton ».

« La République est une et indivisible ». Avec le retrait de ce traité, grâce à l’action transpartisane menée avec mes amis Laurent Furst (L.R/Bas Rhin) et Gilbert Le Bris (PS/Finistère) nous avons fait triompher le droit inaliénable du pays, de rester fidèle à l’article premier de la Constitution.

Plus encore, c’est « lou biais », le bon sens paysan qui a triomphé. Cette sagesse populaire qui s’est manifestée par des centaines de messages de soutien et des milliers de signatures à la pétition « Tromelin doit rester française ».

Au fond, d’eux-mêmes, les peuples sont sages et comprennent qu’il y a des limites à ne pas franchir, et le rôle des parlementaires c’est d’être le relais, pour ne pas dire les sentinelles, quand la mécanique, en l’occurrence diplomatico-administrative, s’est enrayée.

J’ai toujours dit que « la France se croit continentale et européenne, alors qu’elle est maritime et mondiale ! » cela, fusse-t-il grâce à un grain de sable, nous ne devrions jamais l’oublier.

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

 

Noël

Fête chrétienne toujours, fête de la famille et des enfants de plus en plus, Noël devrait être un symbole de paix et d’espérance.

Or, le terrible attentat de Berlin comme le drame d’Alep nous ramènent à la triste réalité du moment, à un cadre de violence où, comme l’affirmait fort justement hier dans une tribune le chef d’État-Major des armées, « le monde d’insouciance est derrière nous ».

C’est une longue guerre d’usure à laquelle nous devons nous préparer, elle sera totale ici comme là-bas ; mais comme je l’ai dit ce mercredi sur le plateau de LCI,  « in fine, la démocratie gagnera car là est le vrai sens de l’Histoire ».

Cette irruption du religieux dans la sphère politique par le plus mauvais côté, celui de la radicalité, islamique en l’occurrence, interpelle sur le lien du spirituel au temporel, et vice-versa. Notre modus vivendi, autour de l’original et bien français concept de la laïcité, peut-il y survivre ? Personnellement, je le crois car le vivre ensemble et le respect de chacun, dans nos diversités et croyances individuelles mais aussi dans notre identité collective et historique, chrétienne -nul ne peut le contester-, vont et doivent l’emporter. Il faut réhabiliter la politique, le politique ; et, une fois n’est pas coutume, loin de tout prosélytisme de mauvais aloi, je voudrais dire que j’ai particulièrement apprécié la lecture de l’ouvrage collectif du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France « Dans un monde qui change retrouver le sens du politique » aux éditions Bayard, Cerf et Mame.

De la notion d’intérêt général à notre rapport au temps qui m’est si cher, de la probité et de l’exemplarité des élus  à la nécessité des réformes, d’un contrat social à repenser à la différence culturelle et l’intégration à assumer, d’une juste compréhension de la laïcité à l’accueil et au respect du demandeur d’asile, du dialogue interreligieux au maintien des identités et traditions, de l’éducation à la sécurité, de l’écologie à l’économie… tout ou presque est passé en revue avec des mots simples, forts et justes. Sincèrement, je vous invite à lire ces quelques pages et quand on les analyse en parallèle avec les écrits et propos, tout aussi justes et clairs, de la fédération protestante de France, des clercs intellectuels et des penseurs juifs, bouddhistes ou musulmans, on peut, malgré le contexte et l’actualité, voir un socle de bons motifs … d’espérance !

Bonnes fêtes à tous.

Amitiés.

Philippe FOLLIOT

Un Député pour tous !

2017 sera une année électorale cruciale pour l’avenir de notre pays !

En effet, ce quinquennat, finissant dans la plus grande des confusions, entraîne une colère sourde et une volonté forte de changement. Il nous appartiendra, le moment venu, de manière ferme mais républicaine, de mériter de l’incarner.

Pour ma part, et vous en êtes les témoins, au travers de mon action, je suis resté fidèle à mes engagements de campagne en étant un député pour tous, proche de vous.  La défense de mes convictions, l’engagement dans les dossiers nationaux, le soutien à nos forces armées ou encore l’implication dans les questions marines et ultra-marines sont le cœur du travail parlementaire que j’ai effectué au cours de ces cinq dernières années. Tout cela, je l’ai mené en parallèle d’une défense constante des intérêts du département en général et de la circonscription en particulier sans parler d’une forte implication et présence sur le terrain dans cette relation si personnelle et singulière qu’au fil du temps, nous avons ensemble su créer.

Pour les derniers mois de cette législature, vous pouvez continuer à compter sur mon engagement total à vos côtés… pour rester un député pour tous, proche de vous !

 

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

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