Editos

En Marche !

Il est des moments particulièrement importants et cruciaux pour l’avenir du pays. Ce dimanche 23 avril, la France sera à la croisée des chemins. Face au réel risque de l’aventure de l’extrémisme, du repli et de la faillite (LE PEN et MELENCHON),  jamais le vote d’un premier tour n’aura été si important, si utile. Alors que nombre de candidats ont fait campagne CONTRE l’euro, la justice, les médias, la finance, les migrants, l’armée, les syndicats… Emmanuel MACRON a, lui, apporté du positif, de la fraîcheur et de la vision dans ce débat, en étant le seul POUR:

POUR une vraie rupture avec l’actuel quinquennat, non pas dans une alternance tic-tac de plus mais pour une véritable alternative dans l’union afin d’engager réellement le redressement du pays…

POUR une vraie relance de notre économie en favorisant la valeur travail, en réduisant les déficits et en libérant les initiatives…

POUR une vraie et positive reconstruction de l’Europe autour d’un couple franco-allemand rééquilibré et consolidé, et une sauvegarde de l’euro…

POUR une vraie sécurité renforcée au quotidien avec 10 000 policiers et gendarmes supplémentaires et l’objectif de 2 % du budget pour nos armées…

POUR une vraie justice sociale avec la refonte totale des retraites dans un régime unique égalitaire et universel,et la suppression de la taxe d’habitation pour 80% des foyers…

POUR une vraie moralisation de la vie politique avec une loi ambitieuse dès le début du quinquennat…

POUR une vraie réforme de l’Education en faveur des élèves les plus fragiles avec une limitation à 12 élèves par classe dans les zones très défavorisées…

POUR une vraie politique d’aménagement du territoire avec un plan de relance de 50 milliards d’euros pour l’investissement, une meilleure prise en compte de la ruralité (numérique…) et un soutien actif à notre agriculture…

Enfin POUR… gouverner efficacement, le futur Président devra être estimable et respectable de par sa probité, son sens de l’honneur et du devoir…

Après avoir soutenu NKM puis le vainqueur de la Primaire, face aux affaires cumulées, au parjure de celui-ci et à une droitisation regrettable de sa campagne, j’ai choisi de ne pas suivre les circonvolutions, reniements et virages à 180° du Président de l’UDI, du reste en totale contradiction avec sa base militante. Je comprends le trouble de certains de mes amis mais, moi, j’ai assumé de prendre le risque de sortir d’un accord électoral UDI/LR protecteur pour, avec l’Alliance centriste et quelques autres élus et parlementaires UDI dont mon ami Philippe BONNECARRERE, sénateur du Tarn, sauvegarder l’honneur du centre, la fidélité à nos convictions humanistes, sociales et européennes.

Comme des centaines de milliers de nos concitoyens, nous avons rejoint « En Marche » et Emmanuel MACRON car il est le seul des candidats présents à incarner l’unité et le rassemblement. Dans des moments difficiles que nous traversons, face aux dures épreuves que nous aurons à surmonter, nous devons sortir des logiques partisanes et politiciennes pour privilégier le seul intérêt général et national.

Les cartels électoraux de l’ordre ancien sont en train d’imploser car au-delà du logo d’appartenance au même parti,  socialiste pour HAMON et VALLS… Républicain pour JUPPE et SARKOZY… comme les in fine funestes primaires l’ont montré, ils ne sont d’accord sur rien ou si peu de choses (même pas une photo commune), si ce n’est sauvegarder leurs écuries partisanes et le système !

À 39 ans, Emmanuel MACRON incarne la jeunesse, le dynamisme et le renouveau dont notre pays a tant besoin. Il a quasiment le même âge que KENNEDY ou GISCARD D’ESTAING quand ils sont devenus présidents ou que les Premiers ministres RENZI en Italie ou TRUDEAU au Canada au moment de leur entrée en fonction… Ils se sont tous avérés plus que capables d’incarner le pouvoir tout en modernisant la pratique.

J’ai pu, lors de récents entretiens avec Emmanuel MACRON, apprécier son amour des livres et de la culture, sa lucidité face aux défis à venir et à l’exercice du pouvoir, sa capacité d’écoute et de synthèse, son énergie à impulser et à décider, sa vision de la France maritime et ultra-marine… Il me paraît prêt à assumer cette fonction présidentielle, pierre angulaire de nos institutions!

Chacune et chacun est libre de son vote, et c’est heureux ainsi mais nul ne peut ignorer le fait que vue la configuration, cette élection se joue dès le premier tour et nul ne peut prendre le risque d’une « gueule de bois » collective le matin du 24 avril …

 

Amitiés

Philippe FOLLIOT

Turbulences

C’est un fort avis de turbulences qui souffle sur cette campagne présidentielle, complètement folle, que nous vivons.

En cas de grand coup de vent, il existe trois postures :

 

–          Aller dans le sens du vent quitte à changer de position, comme nombre de ceux qui, après l’annonce de la probable puis avérée mise en examen de François FILLON, l’ont tout d’abord violemment critiqué avant d’effectuer un virage à 180 degrés, suite à la manifestation du Trocadéro et sa ferme reprise en main… faisant ainsi comme si de rien n’était.

 

–          Aller aux abris en se réfugiant dans un silence aussi lourd de calculs que de sous-entendus…

 

–          Aller au front face au vent dominant pour défendre ses idées et  convictions… par exemple en refusant de voter la motion « chamallow » du bureau exécutif de l’UDI, qui a pour conséquence de gommer le « i » de « indépendant », certes pour obtenir un bon accord d’investitures aux législatives mais cela aussi, au mépris de nombre de nos valeurs centristes.

 

J’ai été loyal envers le vainqueur de la Primaire aussi longtemps que j’ai pu. J’ai défendu ardemment sa présomption d’innocence mais face à un parjure caractérisé doublé d’une certaine dérive droitière, il est un moment où, en cohérence et en fidélité avec ses idées, il faut savoir dire stop.

Je ne sous-estime pas le risque encouru et les conseils d’amis qui me disent « Tu soutiens FILLON et ta réélection aux législatives sera assurée ». A supposer que je sois candidat, ils ont peut-être raison mais ce serait faire fi d’une certaine cohérence, idée de la morale et de l’honnêteté en politique. Pour moi, c’est certain, je ne réintégrerai pas l’équipe de campagne de François FILLON et le samedi 18 mars prochain, nous arrêterons avec mes amis de l’Alliance centriste une position que personnellement je souhaite claire et en adéquation avec nos valeurs tant nationales qu’européennes, d’équilibre, de liberté, d’ouverture et de solidarité.

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

Grain de sable

Dans les rouages les plus élaborés, un simple grain de sable suffit parfois à gripper les mécaniques les mieux huilées.

C’est un simple grain de sable, la lecture de l’ordre du jour de la semaine du lundi 8 avril 2013 et la découverte de l’inique et scandaleux traité de cogestion de l’île de Tromelin et des mers environnantes, qui, après moult péripéties, a mis fin in fine trois ans après à la quasi-certaine ratification.

Le grain de sable allié au volontarisme peut, on vient de le voir, faire bouger les lignes et même mieux, empêcher l’inéluctable d’arriver.

Pour moi la France est grande lorsqu’elle est sûre de son droit, lorsqu’elle est fière et reste intransigeante sur ses principes. La souveraineté, même pour « une petite île perdue au milieu de l’océan » ne se brade pas, elle se défend. Cependant lorsqu’un Etat doute à ce point de lui-même, et est si fragile sur la défense de son intégrité, c’est qu’il file, si vous me permettez l’expression, un « mauvais coton ».

« La République est une et indivisible ». Avec le retrait de ce traité, grâce à l’action transpartisane menée avec mes amis Laurent Furst (L.R/Bas Rhin) et Gilbert Le Bris (PS/Finistère) nous avons fait triompher le droit inaliénable du pays, de rester fidèle à l’article premier de la Constitution.

Plus encore, c’est « lou biais », le bon sens paysan qui a triomphé. Cette sagesse populaire qui s’est manifestée par des centaines de messages de soutien et des milliers de signatures à la pétition « Tromelin doit rester française ».

Au fond, d’eux-mêmes, les peuples sont sages et comprennent qu’il y a des limites à ne pas franchir, et le rôle des parlementaires c’est d’être le relais, pour ne pas dire les sentinelles, quand la mécanique, en l’occurrence diplomatico-administrative, s’est enrayée.

J’ai toujours dit que « la France se croit continentale et européenne, alors qu’elle est maritime et mondiale ! » cela, fusse-t-il grâce à un grain de sable, nous ne devrions jamais l’oublier.

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

 

Noël

Fête chrétienne toujours, fête de la famille et des enfants de plus en plus, Noël devrait être un symbole de paix et d’espérance.

Or, le terrible attentat de Berlin comme le drame d’Alep nous ramènent à la triste réalité du moment, à un cadre de violence où, comme l’affirmait fort justement hier dans une tribune le chef d’État-Major des armées, « le monde d’insouciance est derrière nous ».

C’est une longue guerre d’usure à laquelle nous devons nous préparer, elle sera totale ici comme là-bas ; mais comme je l’ai dit ce mercredi sur le plateau de LCI,  « in fine, la démocratie gagnera car là est le vrai sens de l’Histoire ».

Cette irruption du religieux dans la sphère politique par le plus mauvais côté, celui de la radicalité, islamique en l’occurrence, interpelle sur le lien du spirituel au temporel, et vice-versa. Notre modus vivendi, autour de l’original et bien français concept de la laïcité, peut-il y survivre ? Personnellement, je le crois car le vivre ensemble et le respect de chacun, dans nos diversités et croyances individuelles mais aussi dans notre identité collective et historique, chrétienne -nul ne peut le contester-, vont et doivent l’emporter. Il faut réhabiliter la politique, le politique ; et, une fois n’est pas coutume, loin de tout prosélytisme de mauvais aloi, je voudrais dire que j’ai particulièrement apprécié la lecture de l’ouvrage collectif du Conseil permanent de la Conférence des évêques de France « Dans un monde qui change retrouver le sens du politique » aux éditions Bayard, Cerf et Mame.

De la notion d’intérêt général à notre rapport au temps qui m’est si cher, de la probité et de l’exemplarité des élus  à la nécessité des réformes, d’un contrat social à repenser à la différence culturelle et l’intégration à assumer, d’une juste compréhension de la laïcité à l’accueil et au respect du demandeur d’asile, du dialogue interreligieux au maintien des identités et traditions, de l’éducation à la sécurité, de l’écologie à l’économie… tout ou presque est passé en revue avec des mots simples, forts et justes. Sincèrement, je vous invite à lire ces quelques pages et quand on les analyse en parallèle avec les écrits et propos, tout aussi justes et clairs, de la fédération protestante de France, des clercs intellectuels et des penseurs juifs, bouddhistes ou musulmans, on peut, malgré le contexte et l’actualité, voir un socle de bons motifs … d’espérance !

Bonnes fêtes à tous.

Amitiés.

Philippe FOLLIOT

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