Texte fin de vie au Sénat : « Modifier la loi la main tremblante », le plaidoyer de Philippe Folliot.

Ce mardi 20 janvier 2026, le Sénat a entamé l’examen en séance publique du texte sur la fin de vie. Dans une atmosphère empreinte de gravité, la majorité sénatoriale a d’ores et déjà marqué son territoire en transformant le « droit à l’aide à mourir » en une « assistance médicale à mourir » plus restrictive. Au cœur des débats, le sénateur Philippe Folliot a exprimé ses doutes profonds, invoquant le caractère sacré de la vie.

Le parcours législatif de la fin de vie franchit une étape décisive à la Chambre haute. Après l’adoption par l’Assemblée nationale en 2025 d’un texte ouvrant la voie au suicide assisté, le Sénat entend imposer sa propre vision, plus prudente et centrée sur l’accompagnement médical autant que sur un nouveau droit individuel.

Sous l’impulsion des rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat, la commission des affaires sociales a  restreint le périmètre d’application de la loi. Alors que les députés prévoyaient une aide pour les malades en phase « avancée » d’une maladie incurable, la commission propose désormais que le « pronostic vital soit engagé à court terme » .

C’est dans ce contexte de diversité d’opinions que Philippe Folliot, (Union Centriste), a pris la parole de manière spontanée pour rappeler que de tels choix sont éthiques et non politiques . Au delà  des clivages partisans , son intervention s’est concentrée sur l’évolution sociétale du rapport à la mort et sur les conséquences d’une évolution d’une législation actuelle ( loi Cleys Leonetti ) qui jumelée avec des soins palliatifs plus performants est selon lui un point d’équilibre .

Évoquant une société qui a « aseptisé » la mort en l’éloignant du cercle familial pour l’enfermer dans des institutions, le sénateur a fait part de son scepticisme. S’appuyant sur la célèbre maxime de Montesquieu, il a plaidé pour une prudence extrême face à ce qu’il considère comme une remise en cause de principes fondamentaux. Il a en conclusion confirmé qu’il voterait pour le texte sur les soins palliatifs et contre le texte sur l’aide à mourir. 

Lien de l’intervention : Modifier la loi la main tremblante, Philippe Folliot

Texte fin de vie au Sénat : « Modifier la loi la main tremblante », le plaidoyer de Philippe Folliot.