Ce mercredi 21 janvier 2026, Philippe Folliot prenait la parole à la Commission des affaires étrangères, de la défense et des forces armées du Sénat devant le Professeur Mario Giro et Mme Valérie Régnier, représentants de la Communauté de Sant’Egidio. Dans un contexte géopolitique marqué par l’effritement du droit international, cette audition a mis en lumière le rôle crucial des acteurs non étatiques dans la résolution des conflits, avec un focus particulier sur la crise en République Démocratique du Congo (RDC).
Face aux sénateurs, Mario Giro, ancien vice-ministre italien des Affaires étrangères, et Valérie Régnier, présidente de Sant’Egidio France, ont exposé leur vision d’une paix qui ne peut être uniquement le fruit de victoires militaires, mais doit s’appuyer sur le dialogue et la reconstruction du tissu social.
Un ordre mondial bafoué L’intervention du sénateur Philippe Folliot a parfaitement résumé l’inquiétude qui règne au sein de la Commission.
Il a rappelé que nous vivons une époque où les repères hérités de l’après-guerre s’effacent. Le droit international, autrefois socle des relations entre nations, semble aujourd’hui céder la place à la loi du plus fort.
Le sénateur a notamment pointé la déstabilisation des alliances traditionnelles, y compris l’OTAN, soulignant que même les alliés historiques adoptent parfois des postures contradictoires avec les objectifs de paix globale. Dans ce chaos, les organisations comme Sant’Egidio, souvent surnommée « l’ONU du Trastevere », apparaissent comme des recours indispensables grâce à leurs « canaux de diplomatie parallèle ».
L’urgence dans l’Est de la RDC Le point d’orgue de l’échange a concerné la situation dramatique dans l’est de la République Démocratique du Congo. Philippe Folliot a interpellé les membres de Sant’Egidio sur leur capacité d’action dans cette région meurtrie par l’agression rwandaise, la prédation des ressources naturelles et la faiblesse de l’État central congolais.
La question est claire : Sant’Egidio peut-elle réitérer l’exploit de 1992 au Mozambique et devenir l’artisan d’une paix durable en RDC ? L’audition a permis de confirmer que la médiation de la Communauté reste l’une des rares lueurs d’espoir pour des millions de déplacés et de victimes de ce conflit oublié.
Lien de l’intervention : Le droit international s’effondre : quel rôle pour Sant’Egidio ? – Philippe Folliot au Sénat – YouTube