Philippe FOLLIOT pose une Question au Gouvernement à la Ministre Laura FLESSEL sur France 2023

Ce mercredi 29 novembre 2017, à l’occasion de la séance de Questions au Gouvernement, Philippe FOLLIOT interrogeait la Ministre des Sports, Mme Laura FLESSEL, sur l’organisation de la coupe du monde de rugby France 2023. Vous pouvez retrouver la vidéo de cette question et de la réponse de la ministre ci-dessous, ainsi que les textes en question :

M. le président. La parole est à M. Philippe Folliot, pour le groupe La République en marche.

M. Philippe Folliot. Madame la ministre des sports, le mercredi 15 novembre 2017 restera une journée historique pour la France et le sport français. En effet, le World Rugby a officiellement désigné notre pays pour accueillir la coupe du monde en 2023. (Applaudissements sur les bancs des groupes REM et MODEM et sur plusieurs bancs du groupe UAI.)
Les cent membres de l’amicale parlementaire de rugby, toutes tendances politiques confondues, se sont pleinement engagés dans cette candidature. Je pense que nous sommes unanimes ici à nous féliciter de cette décision. Je salue chaleureusement la Fédération française de rugby, son président Bernard Laporte, et toute l’équipe de la candidature « France 2023 » menée par Claude Atcher, pour leur travail.
Un an avant les Jeux olympiques de Paris 2024, au-delà de l’impact sur le tourisme et de l’élan populaire qu’elle suscitera, cette compétition est une opportunité exceptionnelle pour le sport français en général et le rugby en particulier. En 2007, la France accueillait déjà cet événement, avec des retombées économiques s’élevant à plus de 500 millions d’euros. Il a eu un impact positif pour notre pays et les régions hôtes, et un rôle structurant tant du point de vue économique que du point de vue sportif, avec 30 % de licenciés en plus à la FFR.
En 2023, il nous faudra faire aussi bien, voire mieux. Organiser cette compétition un an avant les Jeux olympiques de Paris 2024 nous permettra d’asseoir notre position centrale dans l’échiquier du sport mondial – d’autant plus que nous avons appris hier soir qu’en 2021, la France sera candidate à l’organisation de la coupe du monde de rugby féminin. (Applaudissements sur divers bancs)
L’accueil de cette compétition renforcera le lien social dans notre pays, comme nous avons pu le constater lors de chaque grande manifestation sportive et culturelle, et dernièrement lors de l’Euro 2016 de football.
Madame la ministre, quelles sont les modalités de prise en compte de la caution de 170 millions d’euros qui nous est demandée, et quelles seront les prochaines étapes à franchir pour que la coupe du monde de rugby « France 2023 » soit une belle et grande réussite ? (Applaudissements sur les bancs des groupes REM et MODEM et sur plusieurs bancs du groupe UAI.)

M. Claude Goasguen. Il faudrait d’abord avoir une belle équipe de rugby !

M. le président. La parole est à Mme la ministre des sports.

Mme Laura Flesselministre des sports. Monsieur le député, la France accueillera effectivement la coupe du monde de rugby en 2023 : c’est une excellente nouvelle. Une fois de plus, le savoir-faire exceptionnel de la France en matière de grands événements sportifs est reconnu. Depuis le 15 novembre, notre pays a une ligne de plus sur son curriculum vitæ sportif, à côté de celle consacrée aux Jeux Olympiques de 2024. Quel CV, quel parcours pour la France !
Vous l’avez rappelé, la coupe du monde de rugby masculin de 2007 et la coupe du monde de rugby féminin de 2014 ont été des réussites en matière de développement de la pratique du rugby en France, partout sur le territoire – j’irai même jusqu’à dire, Monsieur Folliot, jusqu’à Clipperton !
Ces événements ont également été une réussite sur le plan de l’héritage économique, social et sportif, pour tous les territoires hôtes. Ils ont permis d’ancrer la culture du rugby dans notre pays, du niveau amateur jusqu’au niveau professionnel. Pour 2023, nous ne visons rien de moins. Nous visons bien plus : avec la Fédération française de rugby, qui a mené une superbe campagne de candidature, l’État s’est mobilisé dès le lancement du projet.
Désormais, nous sommes au travail pour installer une gouvernance transparente de l’événement, honorer les engagements formulés lors de la phase de candidature, dont la garantie que vous avez évoquée fait partie. Nous sommes en train de définir les modalités de cette gouvernance, afin qu’elle soit effective dès les mois à venir. C’est une nécessité pour bien organiser cette compétition, en atteignant nos objectifs. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe REM et sur quelques bancs du groupe MODEM.)

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