Sus aux salauds

C’est un cri du cœur, un cri de colère que j’ai en tant qu’homme mais aussi élu de la République que je veux pousser concernant le scandale sociétal des discriminations, harcèlements et violences faites aux femmes.

Autant, je défends le jeu de la séduction qui est dans la nature humaine en général et latine en particulier, autant l’abus de pouvoir, l’abus d’autorité de « pseudos mâles » qui profitent de la faiblesse de leurs victimes pour enclencher leur sinistre prédation me révulse.

Certains me diront que la limite séduction/harcèlement n’est pas claire ; ils ont tort, au contraire, elle est très limpide. C’est le libre arbitre de celle (ou celui) qui subit des avances et sa possibilité de dire NON. Une main retirée, un propos recadré, un regard détourné, autant de signes clairs du non consentement qui devraient stopper net toute velléité car si cette limite est franchie, il n’y en a plus ou presque. Le surmoi s’efface et le morbide harceleur se déchaine, profitant de sa position hiérarchique le plus souvent dominante, pour abaisser, puis humilier et enfin se venger de sa victime. En fait, c’est une forme de déni d’Humanité auquel on assiste, l’autre étant relégué dans une négation de sa volonté, de sa dignité et de son être pour ne rester aux yeux du lâche harceleur que « femme objet ».

Que la parole là aussi se libère comme cela a été précédemment le cas contre la pédophilie, les violeurs intra-familiaux, la corruption … cela montre que nous sommes dans une société qui avance et murît. Bien entendu, il faut se garder de toutes généralisations, tous les hommes ne sont pas des salauds ni toutes les femmes des victimes. Certes la judiciarisation à outrance des rapports humains n’est pas une bonne chose mais l’omerta des status quo en la matière est fondamentalement insupportable.

Cet éclairage salutaire sur ces honteuses pratiques ne doit pas être un feu de paille mais l’occasion d’une prise de conscience collective non pas pour clouer au pilori médiatique tel ou tel, mais simplement pour que justice légitime soit faite. La reconstruction des victimes passe aussi par là !

Amitiés.

 

Philippe FOLLIOT

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