Mon avis sur…

Les députés de la République en Marche s’engagent pour les territoires

130 députés de la majorité, parmi lesquels les trois députés du Tarn, ont publié pour le Huffington Post une tribune intitulée « Notre plan pour aller encore plus loin dans la décentralisation » dans laquelle ils expriment leur engagement à œuvrer à une meilleure équité entre territoires de notre pays.

« Le président des villes contre les élus des territoires: ce serait donc la nouvelle ritournelle que tente d’installer le parti LR depuis quelques semaines. Regonflés par des sénatoriales mécaniquement favorables et en quête d’une nouvelle virginité en vue d’élections internes, les conservateurs surjouent la carte des enracinés contre les mondialisés. L’image paraît belle à nombre de commentateurs, s’engouffrant dans le simplisme des analyses post-Brexit ou post-Trump qui avaient exacerbé ce clivage. Sauf que cette image confère au fantasme. Tout le monde se rejoint pour constater les inégalités territoriales. Tout le monde perçoit ce décalage croissant entre les métropoles, la ruralité et les territoires intermédiaires, sans oublier l’outremer. Tout le monde constate la fracture numérique, les déserts médicaux, les difficultés de mobilité et d’accès aux services publics. L’exécutif et la majorité sont évidemment conscients de ces réalités. Lors de la campagne, rappelons que notre programme a été construit sur la base d’un diagnostic précis des réalités du pays – la Grande Marche -, qui n’avait pas manqué de mettre en lumière ces difficultés. Accuser le Président de vouloir les accentuer plutôt que les résorber est un non-sens. »

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J’assume !

GazLe mardi 10 octobre 2017, j’ai voté contre le projet de loi sur la fin de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures en France.

J’assume et j’approuve les choix de la France tant du Grenelle de l’environnement que de la Conférence de Paris sur le Climat pour réduire la part de nos énergies carbonées voire à terme les supprimer au profit d’énergies propres et renouvelables.

J’assume de voter contre cette hypocrisie dans la loi qui prévoit la fin de la recherche et de l’exploitation des hydrocarbures d’ici 2040 sans pour autant en interdire leurs importations. En plus de ne pas pouvoir bénéficier de nos ressources propres, nous continuerons à être totalement dépendants de celles issues des pays exportateurs. Pour moi, le courage et la cohérence, c’est que la dernière goute de pétrole ou de gaz consommée devrait être produite en France plutôt qu’importée.

J’assume car Nicolas HULOT, Ministre de la transition écologique et solidaire, a conclu son propos en séance publique par la nécessité de « l’indépendance énergétique » de la France. Selon moi, l’ambition initiale du texte n’est pas en cohérence avec la dépendance énergétique que nous entretenons et amplifions là.

J’assume cette position car nul ne sait aujourd’hui quelle sera la situation géopolitique du monde en 2040. Se délester de la possibilité de rechercher voire exploiter sans avoir cet élément-là est dangereux et pourrait avoir des conséquences désastreuses pour notre pays.

J’assume la nécessite de ne pas sacrifier les savoir-faire et emplois en jeu dans cette filière et je regrette l’inconfort de cohérence de situation dans lequel va se trouver un groupe français, troisième pétrolier mondial.

J’assume la cohérence de mes positions. La situation sera analogue à celle que l’on connaît déjà pour les plantes génétiquement modifiées : en 2005, Vice-Président d’une mission sur les OGM, j’avais déjà dénoncé l’absurdité et l’incohérence du projet qui interdisait de la même façon la recherche et la production sur le sol national mais pas l’importation. Des millions de tonnes de tourteaux de soja génétiquement modifiés finissent ainsi hypocritement dans nos assiettes.

J’assume car le candidat Emmanuel MACRON, pendant la campagne présidentielle, revendiquait sa liberté de ton et son franc parler. Aujourd’hui, j’en fais de même. Je reste un député libre, qui, après s’être exprimé en primeur devant son groupe, vote en adéquation avec ses valeurs, et je m’attacherai à garder cette attitude tant que je serai élu.

Enfin, j’assume car cette interdiction revient à retirer aux prochaines générations la perspective de faire leurs propres choix en leur laissant la possibilité, si nécessaire, de jouir des ressources que nous possédons. Le cas exemplaire des îles Eparses et de l’océan Indien se pose. A Juan de Nova, dans le Golfe du Mozambique, le sous-sol regorge de gaz, plus propre des énergies carbonées. Le Canal du Mozambique est aujourd’hui vu comme la « prochaine mer du Nord en puissance ». Ses ressources liées à une possible exploitation pourraient servir la croissance et le développement des territoires français du sud de l’Océan Indien et financer un ambitieux projet d’autonomie énergétique renouvelable de ces territoires, et pourquoi pas alimenter un fond de développement des énergies renouvelables en Afrique. Avec cette loi, nous abandonnons cette option que ne sous-estimeront, eux, nos voisins que sont le Mozambique ou Madagascar avec des conséquences environnementales sur lesquelles nous serons sans prises.

Pour toutes ces raisons, j’ai voté, en mon âme et conscience, contre ce texte. Député libre et responsable, je l’assume pleinement.

La France a tous les atouts pour être une formidable puissance de la mer !

 

Retrouvez la Tribune de Philippe FOLLIOT publiée aujourd’hui – samedi 04 mars 2017-  dans le FIGAROVOX.

 


Philippe FOLLIOT est député du Tarn, président de l’Alliance Centriste, vice-président de l’UDI, auteur de France sur mer, un empire oublié(Ed. du Rocher, 2009). Retrouvez l’appel de Philippe FOLLIOT sur http://www.fedom.org/philippe-folliot-mon-plaidoyer-pour-larchipel-france/


 

La France n’est pas continentale et européenne, elle est maritime et mondiale. Avec la deuxième zone économique exclusive au monde (dont 97 % Outre-mer), la France est le seul pays présent sur quatre continents et sur toutes les mers, chaudes et froides. La France est un archipel unique dans le monde!

Qu’attendons-nous pour prendre enfin conscience de ce formidable atout?

D’ailleurs, sait-on que l’économie maritime, c’est plus d’emplois directs et de valeur ajoutée que des secteurs comme l’aéronautique, le spatial ou l’automobile? Sait-on que l’OCDE estime que l’économie bleue devrait doubler d’ici 2030 au plan mondial? Sait-on qu’il existe deux fois plus d’entreprises à La Réunion ou aux Antilles que dans le Limousin?… Pourquoi ne pas se donner les moyens d’être au rendez-vous de l’avenir commun qui lie l’ensemble des Français présents sur cet «archipel national»? Pour la France, ces perspectives généreraient 600 000 emplois supplémentaires d’ici à 15 ans, dont 200 000 Outre-mer.

Y parvenir suppose que nous soyons en mesure d’affirmer davantage notre souveraineté, partout, et que notre Etat devienne stratège. Cela suppose aussi une vision de long terme, gaullienne, permettant d’engager un nouveau rapport de confiance, sans équivoque et pérenne, avec les Outre-mer et les acteurs de l’Economie bleue.

La France doit refuser les «Munich» maritimes et ultramarins, comme je l’ai illustré, en janvier, avec le combat pour que l’île Tromelin reste française. Renforçons les moyens de surveillance de notre zone maritime ; prenons la tête d’une refonte de la Politique Commune de la Pêche et défendons vigoureusement nos pêcheurs face au Brexit ; promouvons la préférence communautaire maritime ; garantissons sous pavillon français nos approvisionnements stratégiques, bâtissons un «Airbus de la mer» civilo-militaire STX/DCNS ; développons les liaisons jusqu’à nos grands ports ; élaborons une véritable planification des usages de la Mer, du littoral jusqu’aux plateaux continentaux… Tous ces éléments devront s’inscrire dans une stratégie qui sera validée à l’issue d’ «Etats-généraux de la mer», dès 2017, et sécurisée à travers une loi de programmation.

Pour faire profiter à l’économie ultramarine de 200 000 emplois bleus en 15 ans, fixons-nous l’objectif d’autonomie énergétique durable à horizon 2030 des territoires ultra-marins grâce aux énergies renouvelables ; transformons l’IFREMER en «NASA de la mer» dont les moyens doivent être enfin déconcentrés; valorisons les immenses potentiels aquacoles et halieutiques ultramarins ; développons le tourisme de séjour et de croisière et les sports nautiques… Je propose pour l’image et l’attractivité ultramarine d’organiser de grands événements sportifs comme un Tour de «l’Archipel France» par mer ou par air et de concevoir un «Louvre délocalisé» aux Antilles…

Face aux problèmes particuliers de santé publique outre-mer (pollution au chlordécone ; prolifération des algues sargasses ; drépanocytose), décrétons la recherche et l’éradication de ces fléaux «grande cause nationale».

Redonnons une chance et un idéal à la jeunesse: je propose de créer un «ERASMUS des outre-mer et de la mer» où tout jeune compatriote ultramarin doit pouvoir effectuer un partie de son cursus en hexagone avant ses 25 ans (et réciproquement pour les jeunes hexagonaux volontaires) ; établissons un «service civique de la Mer» pour encourager notre jeunesse à découvrir les métiers de l’économie bleue.

L’Etat, pour répondre à tous ces défis, doit enfin se donner les moyens. Si un «ministère de l’Outre-mer» est une tradition républicaine, l’Etat s’est borné depuis des décennies à la gestion purement régalienne et «ordre public» de la France ultramarine. Quant aux administrations chargées de la mer, elles sont faibles et dispersées alors que les professionnels, eux, sont déjà unis au sein d’un «Cluster maritime français». Si la prise en compte du développement durable est un acquis des Grenelles du précédent quinquennat, le rattachement des «entrepreneurs de la mer» à la tutelle écologique est une erreur. Il faut rompre avec ces vieux schémas. Je propose de bâtir un ministère inédit sous la Vème République: le ministère des «Outre-mer et de la mer». Joignons les légitimes ambitions ultramarines au développement de l’économie maritime. Nos compatriotes ultramarins y verront le signe que la Nation croit en leur dynamisme, les acteurs de l’Economie maritime y verront la reconnaissance de leur valeur ajoutée pour créer des emplois bleus. Voilà le bon cap pour le navire «France sur Mer».

Dans la lignée de mes compatriotes tarnais, de Lapeyrouse à Jean-Louis Etienne, je crois plus que jamais que les Outre-mer et la mer constituent une chance inestimable tant pour la France que pour l’Europe. Si Paul Claudel disait que «La mer c’est la vie du futur», j’affirme que «L’Archipel France sur mer, c’est la vie de la France du futur».

 

Philippe FOLLIOT

Président de l’Alliance centriste

Député du Tarn

Mon plaidoyer pour « L’ARCHIPEL FRANCE »

 

Outre-mer et Mer  sont deux atouts stratégiques qui, ensemble, doivent être valorisés. En effet, la France n’est pas continentale et européenne, elle est maritime et mondiale. Aussi avec le projet « Archipel France » que je propose, il s’agit d’affirmer la dimension universelle de la France qui ne doit plus être réduite au seul territoire hexagonal. L’Etat doit repenser sa relation à l’outre-mer et à la mer. Il s’agit de continuer à assumer nos missions régaliennes, mais mieux !  et, surtout, à consacrer plus d’efforts à l’économie, bleue en l’occurrence ! Il faut donner une inspiration gaullienne pour une politique de long terme en la matière, pour ce, je propose de créer un grand Ministère des Outre-mer et de la mer.

 

La France est une nation « maritime et mondiale » à la fois.

Les défis majeurs du 21ème siècle passeront par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans (alimentation, énergies renouvelables, eau …etc.). Avec plus de 11 millions de km², notre pays possède le deuxième domaine maritime au monde (dont 97 % grâce à l’Outre-mer). D’ailleurs, la France est le seul pays au monde présent sur quatre continents et sur toutes les mers chaudes et froides. Il est impératif de prendre la mesure de l’atout considérable que représentent à la fois les Outre-mer et notre domaine maritime et d’y préserver notre souveraineté nationale. Il s’agit aussi d’apporter une réponse économique aux problèmes que connaissent les Outre-mer qu’à défaut, on ne pourra que subir (l’immigration clandestine, la montée de la radicalisation, la lutte contre la pêche illégale ou le pillage de nos ressources minérales, chômage endémique et son traitement social…).

Reconnaître cette double caractéristique de notre Nation, « maritime et mondiale », c’est  s’appuyer résolument sur trois piliers. Continuer la lecture

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