Mon avis sur…

La France a tous les atouts pour être une formidable puissance de la mer !

 

Retrouvez la Tribune de Philippe FOLLIOT publiée aujourd’hui – samedi 04 mars 2017-  dans le FIGAROVOX.

 


Philippe FOLLIOT est député du Tarn, président de l’Alliance Centriste, vice-président de l’UDI, auteur de France sur mer, un empire oublié(Ed. du Rocher, 2009). Retrouvez l’appel de Philippe FOLLIOT sur http://www.fedom.org/philippe-folliot-mon-plaidoyer-pour-larchipel-france/


 

La France n’est pas continentale et européenne, elle est maritime et mondiale. Avec la deuxième zone économique exclusive au monde (dont 97 % Outre-mer), la France est le seul pays présent sur quatre continents et sur toutes les mers, chaudes et froides. La France est un archipel unique dans le monde!

Qu’attendons-nous pour prendre enfin conscience de ce formidable atout?

D’ailleurs, sait-on que l’économie maritime, c’est plus d’emplois directs et de valeur ajoutée que des secteurs comme l’aéronautique, le spatial ou l’automobile? Sait-on que l’OCDE estime que l’économie bleue devrait doubler d’ici 2030 au plan mondial? Sait-on qu’il existe deux fois plus d’entreprises à La Réunion ou aux Antilles que dans le Limousin?… Pourquoi ne pas se donner les moyens d’être au rendez-vous de l’avenir commun qui lie l’ensemble des Français présents sur cet «archipel national»? Pour la France, ces perspectives généreraient 600 000 emplois supplémentaires d’ici à 15 ans, dont 200 000 Outre-mer.

Y parvenir suppose que nous soyons en mesure d’affirmer davantage notre souveraineté, partout, et que notre Etat devienne stratège. Cela suppose aussi une vision de long terme, gaullienne, permettant d’engager un nouveau rapport de confiance, sans équivoque et pérenne, avec les Outre-mer et les acteurs de l’Economie bleue.

La France doit refuser les «Munich» maritimes et ultramarins, comme je l’ai illustré, en janvier, avec le combat pour que l’île Tromelin reste française. Renforçons les moyens de surveillance de notre zone maritime ; prenons la tête d’une refonte de la Politique Commune de la Pêche et défendons vigoureusement nos pêcheurs face au Brexit ; promouvons la préférence communautaire maritime ; garantissons sous pavillon français nos approvisionnements stratégiques, bâtissons un «Airbus de la mer» civilo-militaire STX/DCNS ; développons les liaisons jusqu’à nos grands ports ; élaborons une véritable planification des usages de la Mer, du littoral jusqu’aux plateaux continentaux… Tous ces éléments devront s’inscrire dans une stratégie qui sera validée à l’issue d’ «Etats-généraux de la mer», dès 2017, et sécurisée à travers une loi de programmation.

Pour faire profiter à l’économie ultramarine de 200 000 emplois bleus en 15 ans, fixons-nous l’objectif d’autonomie énergétique durable à horizon 2030 des territoires ultra-marins grâce aux énergies renouvelables ; transformons l’IFREMER en «NASA de la mer» dont les moyens doivent être enfin déconcentrés; valorisons les immenses potentiels aquacoles et halieutiques ultramarins ; développons le tourisme de séjour et de croisière et les sports nautiques… Je propose pour l’image et l’attractivité ultramarine d’organiser de grands événements sportifs comme un Tour de «l’Archipel France» par mer ou par air et de concevoir un «Louvre délocalisé» aux Antilles…

Face aux problèmes particuliers de santé publique outre-mer (pollution au chlordécone ; prolifération des algues sargasses ; drépanocytose), décrétons la recherche et l’éradication de ces fléaux «grande cause nationale».

Redonnons une chance et un idéal à la jeunesse: je propose de créer un «ERASMUS des outre-mer et de la mer» où tout jeune compatriote ultramarin doit pouvoir effectuer un partie de son cursus en hexagone avant ses 25 ans (et réciproquement pour les jeunes hexagonaux volontaires) ; établissons un «service civique de la Mer» pour encourager notre jeunesse à découvrir les métiers de l’économie bleue.

L’Etat, pour répondre à tous ces défis, doit enfin se donner les moyens. Si un «ministère de l’Outre-mer» est une tradition républicaine, l’Etat s’est borné depuis des décennies à la gestion purement régalienne et «ordre public» de la France ultramarine. Quant aux administrations chargées de la mer, elles sont faibles et dispersées alors que les professionnels, eux, sont déjà unis au sein d’un «Cluster maritime français». Si la prise en compte du développement durable est un acquis des Grenelles du précédent quinquennat, le rattachement des «entrepreneurs de la mer» à la tutelle écologique est une erreur. Il faut rompre avec ces vieux schémas. Je propose de bâtir un ministère inédit sous la Vème République: le ministère des «Outre-mer et de la mer». Joignons les légitimes ambitions ultramarines au développement de l’économie maritime. Nos compatriotes ultramarins y verront le signe que la Nation croit en leur dynamisme, les acteurs de l’Economie maritime y verront la reconnaissance de leur valeur ajoutée pour créer des emplois bleus. Voilà le bon cap pour le navire «France sur Mer».

Dans la lignée de mes compatriotes tarnais, de Lapeyrouse à Jean-Louis Etienne, je crois plus que jamais que les Outre-mer et la mer constituent une chance inestimable tant pour la France que pour l’Europe. Si Paul Claudel disait que «La mer c’est la vie du futur», j’affirme que «L’Archipel France sur mer, c’est la vie de la France du futur».

 

Philippe FOLLIOT

Président de l’Alliance centriste

Député du Tarn

Mon plaidoyer pour « L’ARCHIPEL FRANCE »

 

Outre-mer et Mer  sont deux atouts stratégiques qui, ensemble, doivent être valorisés. En effet, la France n’est pas continentale et européenne, elle est maritime et mondiale. Aussi avec le projet « Archipel France » que je propose, il s’agit d’affirmer la dimension universelle de la France qui ne doit plus être réduite au seul territoire hexagonal. L’Etat doit repenser sa relation à l’outre-mer et à la mer. Il s’agit de continuer à assumer nos missions régaliennes, mais mieux !  et, surtout, à consacrer plus d’efforts à l’économie, bleue en l’occurrence ! Il faut donner une inspiration gaullienne pour une politique de long terme en la matière, pour ce, je propose de créer un grand Ministère des Outre-mer et de la mer.

 

La France est une nation « maritime et mondiale » à la fois.

Les défis majeurs du 21ème siècle passeront par une exploitation raisonnable et raisonnée des ressources des mers et des océans (alimentation, énergies renouvelables, eau …etc.). Avec plus de 11 millions de km², notre pays possède le deuxième domaine maritime au monde (dont 97 % grâce à l’Outre-mer). D’ailleurs, la France est le seul pays au monde présent sur quatre continents et sur toutes les mers chaudes et froides. Il est impératif de prendre la mesure de l’atout considérable que représentent à la fois les Outre-mer et notre domaine maritime et d’y préserver notre souveraineté nationale. Il s’agit aussi d’apporter une réponse économique aux problèmes que connaissent les Outre-mer qu’à défaut, on ne pourra que subir (l’immigration clandestine, la montée de la radicalisation, la lutte contre la pêche illégale ou le pillage de nos ressources minérales, chômage endémique et son traitement social…).

Reconnaître cette double caractéristique de notre Nation, « maritime et mondiale », c’est  s’appuyer résolument sur trois piliers. Continuer la lecture

Je voterai la révision constitutionnelle !

PF hémicycle

L’année 2015 aura été marquée par de terribles et lâches attentats perpétrés sur notre territoire. Le 7 janvier 2015, le journal « Charlie Hebdo » était attaqué, ses journalistes pris pour cible tout comme la Communauté juive et nos forces de police. Pour la première fois depuis très longtemps, notre liberté d’expression et nos valeurs étaient remises en cause par un groupe de terroristes venus pour tuer.

Le 13 novembre dernier, c’est notre jeunesse et notre mode de vie, et au-delà le Sport et la Culture, qui ont été pris pour cible lors d’une attaque aveugle et sanglante à Paris et Saint-Denis. Pour répondre au défi de l’unité nationale, le Président de la République, après avoir déclaré l’Etat d’urgence, a réuni le Parlement en Congrès à Versailles le lundi 16 novembre 2015. Lors de son allocution, il a annoncé de nombreuses mesures pour lutter contre le terrorisme et combattre l’organisation Daech.

Ainsi, un projet de loi constitutionnelle pour protéger la Nation face aux attaques terroristes a été présenté devant l’Assemblée nationale le vendredi 5 février, le lundi 8 février et le mardi 9 février 2016 avec pour objectif d’inscrire l’Etat d’urgence et la déchéance de nationalité dans la Constitution française.

Le lundi 8 février, la constitutionnalisation de l’Etat d’urgence a été adoptée. Je n’ai pas pu participer au vote car j’étais en circonscription pour répondre à des engagements pris avant l’inscription du texte à l’ordre du jour. Néanmoins, je m’étais déclaré favorable à ce dispositif qui, selon moi, ne posait pas de problèmes majeurs s’il pouvait être mieux et durablement contrôlé par le Parlement. Un amendement déposé par le Groupe UDI, que j’avais cosigné, a été adopté pour rendre plus effectif ce contrôle.

Le mardi 9 février, j’ai participé aux débats sur l’article 2 relatif à la déchéance de nationalité J’ai alors déclaré en séance que pour moi la déchéance de nationalité posait un certain nombre d’interrogations et n’était pas la préoccupation première des français. Regrettant la création d’une nouvelle iniquité entre les binationaux et les mononationaux et doutant de l’efficacité de la mesure au demeurant symboliquement importante, je me suis abstenu lors du vote de l’article 2.

Néanmoins, je souhaite qu’un message soit envoyé à ceux qui nous combat-tent et je voterai toutes les mesures qui iront dans le bon sens pour lutter contre ce terrible fléau qu’est le terrorisme. La France est un grand pays et le premier devoir de l’Etat est de protéger son territoire et ses habitants. Ainsi, en responsabilité, je voterai cette révision constitutionnelle.

 

Loi NOTRe : « Tout ça pour ça »

Loi NOTRe

Hier le Parlement a définitivement adopté la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) après 18 mois de tergiversations et d’approximations. On nous promettait un « big bang » territorial avec la suppression de l’échelon départemental, mais au final le gouvernement aura simplement divisé par deux les régions, tout en renforçant leurs compétences et compliquant la tâche des élus locaux. Pourtant dès janvier 2014 le Président de la République annonçait que « Notre organisation territoriale devait être revue, pour en finir avec les enchevêtrements, les doublons et les confusions ». En avril 2014, Manuel Valls, tout juste nommé Premier ministre, lors de son discours de politique général annonçait « un débat sur l’avenir des Conseils départementaux avec l’objectif de « les supprimer à l’horizon 2021 ». Un mois après, le Président de la République souhaitait réformer l’échelon départemental dès 2015-2016. Mais en juin 2014 changement de cap !!! La réforme proposée n’étant pas soutenue par sa propre majorité, François Hollande annonce que : « Le département en tant que cadre d’action publique restera une circonscription de référence essentielle pour l’Etat (…) mais il devra renoncer à exercer les compétences reconnues aux collectivités. » Les départements seraient donc vidés de leur substance, avant une potentielle suppression en 2020. Mais en septembre 2014, nouveau rebondissement !!! Pour calmer la grogne de plusieurs élus de gauche, et surtout celle des alliés radicaux qui menaçaient de sortir du gouvernement, le Premier ministre fait marche arrière et annonce désormais trois sorts différents aux Conseils départementaux. D’abord, « dans les départements dotés d’une métropole », les deux structures seront fusionnées. Puis, dans ceux qui compteront « des intercommunalités fortes », « les compétences départementales pourront être assumées par une fédération d’intercommunalités », annonce-t-il. Enfin, les départements ruraux seront maintenus.

Après un périple parlementaire de deux ans, le texte confirme la suppres-sion de la clause de compétence générale pour les départements et régions. Les treize grandes régions créées en métropole par la loi votée en décembre 2014 auront compétence sur le développement économique, l’aménagement du territoire, la formation professionnelle, la gestion des lycées et les transports, y compris les transports scolaires. Tandis que les départements gardent la gestion des collèges, des routes et de l’action sociale. La culture, les sports, le tourisme, l’éducation populaire et les langues régionales relèveront à la fois des régions et des départements. Les intercommunalités devront être d’une taille minimale, fixée à 15 000 habitants, sauf exceptions, notamment en zone de montagne ou ce seuil sera adapté pour les EPCI dont la moitié des communes (et non plus la totalité) sont inclues dans une zone de montagne ou regroupant toutes les communes composant un territoire insulaire. Les intercommunalités seront obligatoirement chargées de la collecte et du traitement des déchets, de la promotion touristique, des aires d’accueil des gens du voyage, et, à partir de 2020, de l’eau et de l’assainissement. Les autres compétences se répartiront avec les communes.

Dorénavant il faut souhaiter qu’il n’y ait pas de nouvelles réformes dans les années qui viennent afin que les collectivités, et les élus locaux qui y siègent, puissent travailler avec sérénité à la recherche d’équilibre en faveur de nos territoires.

 

Mon blog Vidéo