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Jeudi 15 juillet 2010  Philippe Folliot a voté, mardi 13 juillet, en faveur du projet de loi interdisant la dissimulation du visage dans l’espace public qui a été adopté par l'Assemblée nationale à la quasi unanimité (la plupart des députés de l'opposition ayant choisi de ne pas prendre part au vote et quelques uns de voter pour). Pour Philippe Folliot qui a eu l'occasion de s'exprimer dans l'hémicycle au cours du débat parlementaire, « quand la République est provoquée, quand elle est choquée, quand elle est révoltée, elle a le droit et le devoir de se défendre. Mais elle le fait par le droit. Nous devons faire face à des pratiques qui sont marginales. Force est de constater que, face à ces pratiques, qui visent finalement à provoquer et à stigmatiser, nous devons, en complétant notre législation, faire en sorte qu’elles soient dorénavant interdites au sein de la République. » En conclusion, le député du Tarn s'est réjoui du relatif consensus politique sur ce sujet sensible : « Chaque fois que la République est unanime pour défendre ses principes fondateurs, elle se grandit. » Rappelons que le projet de loi prévoit d'interdire la burqa et le niqab sur les "voies publiques", c'est-à-dire dans la rue, ainsi que dans les "lieux ouverts au public ou affecté à un service public". L'article 1 stipule que "nul ne peut, dans l'espace public, porter une tenue destinée à dissimuler son visage". Le texte prévoit une amende de 150 euros, à laquelle pourra s'ajouter ou se substituer un "stage de citoyenneté". Il crée aussi un nouveau délit, destiné à punir toute personne qui impose à une femme de porter le voile intégral par "menace, violence, contrainte, abus d'autorité ou abus de pouvoir": la peine encourue sera d'un an d'emprisonnement et 30.000 euros d'amende, une sanction doublée si la jeune fille concernée est mineure. Avant l'entrée en vigueur de la loi, un délai de six mois à compter de sa promulgation doit être consacré à la médiation et à l'explication du texte. Le Sénat doit encore examiner ce projet de loi au mois de septembre pour qu'il soit adopté définitivement.
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