| |
|
Page d'accueil Les Editos
Les Editos
|
Edito lettre d'information n°78 du 27 juillet 2010 |
|
|
|
|
"RIGUEUR, j'écris ton nom..." Il est des mots en politique qu'il vaut mieux ne jamais prononcer au risque de s'attirer les foudres de ceux qui, conscients des réalités et de leurs responsabilités, la pratiquent en cachette et ceux qui, bien démago, poussent des cris d'orfraie avant même le funeste mot ne soit prononcé. RIGUEUR fait partie de ces mots et concepts rejetés pour longtemps aux rayons déclassés du politiquement incorrect à cause du manque de courage de quelques uns et de l'imbécillité de quelques autres. Oui, je l'affirme avec force et conviction : dans les moments difficiles que nous traversons, nous devons être aussi vigoureux que rigoureux et plus que jamais avons besoin de rigueur dans la politique à appliquer. En effet selon le Larousse, la rigueur est une « politique économique, budgétaire, monétaire tendant à rétablir un équilibre momentanément perturbé ». C'est vrai que tant économiquement, budgétairement que monétairement, nos équilibres sont momentanément perturbés depuis... 35 ans !!! Donc il est inutile de se cacher derrière son petit doigt, il est plus que temps d'agir. Nous avons le devoir, nous devons avoir le courage, de mener une vraie politique de rigueur. Il en va de notre responsabilité et crédibilité vis-à-vis des générations futures. RIGUEUR, car on ne peut plus ainsi laisser aller déficits et endettement qui avec 1400 millions d'euros de dette représente une dette de 45 000€ d'euros par foyer ! RIGUEUR dans la maîtrise de la dépense publique car même si cela doit être appliqué avec discernement, la maîtrise des dépenses de fonctionnement de l'Etat et le non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux sont une nécessité. RIGUEUR dans la gestion des fonds publics car pour nos concitoyens qui souffrent tant, l'exemplarité en la matière doit être de mise aussi bien au niveau global dans l'utilisation des crédits ministériels que dans les territoires avec l'arrêt par exemple de la gabégie Cap Découverte ! RIGUEUR dans la morale publique, car notre classe politique ne doit pas tout sacrifier au veau d'or « money money » ou « bling bling » mais faire preuve d'exemplarité républicaine avec des nominations irréprochables, des redécoupages de circonscription au-dessus de tout soupçon... « RIGUEUR, j'écris ton nom! », comme disait le poète au sujet de la liberté. En fait en appelant un chat, un chat, je crois que le politique se grandit. La « Rilance » de Mme Lagarde, moi, connais pas et puis, de toute manière, quel que soit le mot, la couleur du flacon, l'important c'est le fond, ce qu'il y a dedans, la politique menée et ses résultats. En l'attente, pour ceux qui partent comme pour ceux, très nombreux qui restent ici, chez nous, dans la plus beau pays du monde, prenez l'air du temps qui passe et... BONNES VACANCES! Amitiés, Philippe Folliot N.B. : Sauf si l'actualité l'exige, la prochaine lettre d'information sera publiée début septembre. Le site, lui, restera actualisé régulièrement pendant l'été. |
|
|
Edito lettre d'information n°77 du 9 juillet 2010 |
|
|
|
|
Malaises et espoirs C'est un sentiment de malaise qui m'envahit dans ces moments difficiles où l'esprit public fondateur du pacte républicain s'embourbe dans les méandres de l'actualité. Malaise face à quelques comportements personnels condamnables et condamnés fussent-ils ministériels au regard de l'utilisation des fonds publics. Malaise face à la résurgence d'un populisme « tous pourris » qui transcende les clivages pour nourrir les extrêmes. Malaise face à des pernicieuses et trop voyantes connexions au monde de l'argent qui pervertit tout. Malaise face à une opposition qui s'oppose, c'est son rôle, mais qui ne propose pas, ce serait pourtant son devoir. Malaise face à une assemblée qui se perd en conjecture autour d'improbables auditions des responsables d'une équipe de foot déconfite, comme si il n'y avait pas d'autres priorités. Malaise face à des députés plus prompts à communiquer sur la forme privilégiant leur seul profit personnel à l'intérêt général. Malaise face à certaines « révélations » médiatiques qui foulent le principe de présomption d'innocence. Avec la sagesse du vieux paysan qui, quoi qu'il en coûte, trace son sillon et ne se départit pas de son labeur même par gros temps, je poursuivrai avec volonté et conviction mon travail de parlementaire au service de l'intérêt général et de la circonscription. Pour autant il y a des sources d'espoirs qu'il ne faut pas négliger sous peine de sombrer dans le pessimisme des déclinologues de tout poil, véritables « sapeurs de moral » ou « redresseurs de torts » mais qui ne proposent jamais. Espoirs dans notre jeunesse entrevue ce matin même lors d'une remise de récompenses aux bacheliers du Lycée public de La Borde Basse ayant obtenu des mentions bien ou très bien. Espoirs dans les valeurs véhiculées par les jeunes recrues du « Huit » rencontrées lors du tournage de l'émission « J'aimerais vous y voir » de LCP. Espoirs ressentis mercredi, lors d'un déjeuner à l'Elysée, dans la capacité du Président de la République à comprendre et écouter le bruit sourd du pays qui s'anime. Espoirs pour mes concitoyens qui se rendent compte que malgré la crise et les difficultés, la France est un beau et grand pays (reconnu et admiré de l'étranger) où il fait fait finalement si bon vivre. Espoirs dans notre démographie dynamique, car un pays jeune est toujours plein d'avenir. Espoirs que « France-sur-Mer » soit à sa juste place reconnue. Espoirs enfin et surtout dans chacune et chacun d'entre nous qui, à l'instar du Président Kennedy, doit se dire : « Au lieu d'attendre ce que mon pays fera pour moi, que puis-je faire pour lui? » Amitiés Philippe Folliot |
|
|
Edito lettre d'information n°76 du 18 juin 20100 |
|
|
|
|
L'Appel du 18 juin Il y a 70 ans jour pour jour, l'Appel du Général de Gaulle allait bouleverser la physionomie de la Seconde Guerre Mondiale et surtout la place de la France dans l'après-guerre. Aucune commémoration ne sera sans doute assez grande pour être à la hauteur de cet « acte insensé » car le Général de Gaulle est parti à Londres, seul contre tous les défaitistes, sans rien sauf, disait Churchill, « l'honneur de la France ». L'Histoire a rendu son jugement en faveur de ceux qui, courageux et visionnaires autour du Général de Gaulle au sein de la France Libre, ont continué avec détermination à se battre pour, au final, asseoir notre pays à la table des vainqueurs en 1945. N'oublions pas notamment que notre place de membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, nous la devons à cette posture. De cela nous pouvons tirer au moins deux leçons : Avoir seul (ou presque) raison avant et contre tous n'est pas chose aisée et facile et il faut avoir le caractère bien trempé de celui que le régime de Vichy a condamné à mort par contumace pour assurer le poids de certaines décisions. L'Histoire d'un grand pays se juge aussi à l'aspect visionnaire de certains hommes qui, dans des circonstances exceptionnelles, peuvent changer le cours des choses. Puisse la France de 2010 commémorer, certes, l'Appel du 18 juin mais surtout tirer les leçons de l'Histoire! Amitiés Philippe Folliot |
|
|
Edito lettre d'information n°75 du 4 juin 2010 |
|
|
|
|
LMA et agricultures
Malnutrition et famines touchent 870 millions de personnes, et la moitié de l'humanité, soit 3 milliards d'individus, ont moins de 3 € par jour pour vivre ! 9 millions de personnes (dont les ¾ sont paysans) meurent, dans l'indifférence quasi générale, tous les ans (autant que le nombre de victimes de la 2ème guerre mondiale !), des suites de maladies générées par des problèmes liés à l'eau ou à la malnutrition. A titre comparatif, sur les 1,5 milliards d'agriculteurs de la planète, 1/3 d'entre eux travaillent moins d'un hectare, à la main, sans empreinte carbone, sans engrais ni pesticide, de façon « authentiquement bio » mais avec des rendements très… faibles et aléatoires, et seuls 28 millions d'entre eux ont un tracteur ! L'écart de productivité entre ces deux agricultures va de 1 à 2000 ! Quand on ajoute que 3 milliards de nouveaux convives vont, du fait de l'augmentation prévisible de la population mondiale, s'inviter à table, on voit l'ampleur des défis à relever dans les 5 décennies à venir. A quelques semaines de l'examen par l'Assemblée de la prochaine loi de modernisation de l'Agriculture, il me paraissait utile de rappeler ces quelques faits et chiffres pour mettre cet important débat en perspectives ! Ne perdons pas de vue, nous qui avons au sens propre du terme le ventre plein, le rôle essentiel, primordial et comparable à nul autre, des paysans qui nourrissent la population. Dans ce monde multipolaire instable qui nous entoure, l'agriculture ne doit pas être considérée comme une charge, mais plutôt comme une chance pour le pays et la société. L'agriculture tarnaise est diverse, à l'image des agricultures française et européenne, qui subissent un système complètement fou, où les cours mondiaux de production sont alignés non plus sur une moyenne, mais sur les prix les plus bas des denrées exportées, qui ne représentent que 15% du total ! Le coût de revient et de production d'une tonne de céréales est de 80 € dans certains pays émergents, de 120 € aux Etats-Unis, de 150 à 200 € en Europe, et plus de 300 € en Afrique subsaharienne ! Après mes visites en cours dans des exploitations agricoles du département, et avant une très prochaine table ronde rassemblant toutes les organisations professionnelles agricoles tarnaises pour préparer ensemble des amendements à ce texte, je me dois de vous dire certaines choses. Ma conviction est que nous devons profondément changer nombre de curseurs si l'on veut sauvegarder quantitativement et qualitativement notre agriculture, qui traverse une crise sans précédent. Mais, au-delà, si l'on veut ouvrir de réelles perspectives afin de relever les défis de la planète (dont la faim n'est pas le moindre), nous avons beaucoup de travail à accomplir. Parce que l'avenir de nos enfants et des générations futures en dépend, c'est avec volonté et détermination que je vais m'engager - même si ce n'est pas gagné d'avance ! Amitiés Philippe Folliot |
|
|
Edito lettre d'information n°74 du 21 mai 2010 |
|
|
|
|
Apéro... géants ! La mode est à tout ce qui est grand, hors norme, ou... géant, et a même rattrapé notre sacro-saint... apéro ! Un apéro, c'est avant toute chose un moment de convivialité et, plus particulièrement dans notre cher Sud-Ouest, il a une dimension quasi... culturelle. Sans parler du « jaune » des habitués du bistrot du coin, c'est en effet un rite, plus particulièrement printanier ou estival. Les jours s'allongeant, les soirées se réchauffant, on invite plus facilement amis et voisins, sur la terrasse ou dans les jardins quand on a la chance d'en avoir et que... la météo et les moustiques le permettent ! Boire un petit Pastis, un verre de Gaillac perlé bien frais ou de rosé, le tout agrémenté d'un assortiment de charcuterie de Lacaune fait partie des plaisirs simples de la vie. En fait, dans un monde où le chacun pour soi est trop souvent roi, ces pauses amicales et conviviales sont humainement et socialement indispensables. C'est alors que le réseau social Facebook s'invite à la fête pour organiser des apéros... géants. Très objectivement, je trouve l'idée plutôt sympa de sortir de « l'anonymat » d'Internet pour faire en sorte que les gens se rencontrent de visu et in vita ! Certes, il faut que ces manifestations soient préparées, organisées avec des interlocuteurs responsables et identifiés dans l'esprit des férias ou autre troisième mi-temps des phases finales de rugby qui sont, finalement, les précurseurs de ces apéros géants. Notre société ne doit pas être basée que sur du formatage politiquement ou socialement correct. Il faut préserver ces espaces de convivialité et de... liberté ! Amitiés Philippe Folliot |
|
| | << Début < Précédente 1 2 3 4 Suivante > Fin >>
| | Résultats 1 - 9 sur 31 |
|